Les Nocturines

Au fond du jardin
le vers luisant respire
la nuit clignote

Juin 2022

  • Yve Bressande
  • Les Nocturines
  • Dessin de couverture : Paula Cohen
  • 98 pages ; 14 x 19 cm ; broché
  • 15 euros (+ 3 euros de frais de port)

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La prostate enfle, compresse la vessie. Le poète se lève chaque nuit au moins deux fois pour aller pisser, tout est calme et tranquille, le silence règne dans la maison, à peine parfois l’ombre d’un chat. Le petit cachet blanc : Alfuzosine ; soulage un peu. Aucun doute sur son sexe, ni sur son âge avancé, « un peu fait » comme on dit d’un fromage qui commence à sentir et nous livre une promesse de goût prononcé.

Moment propisse, jeu de mot trop facile pour ne pas le faire, favorable à une pause écriture nocturne ou matutinale, juste après la miction, le corps est détendu, le cerveau embrumé mais disponible, se poser un instant, carnet et crayon en main, à l’ancienne ; et ainsi va…

Écrire comme une envie de pisser : jamais cette image n’aura été si justifiée qu’en parlant de « Les Nocturines » (joli jeu de mots pour un joli titre, au demeurant).
En effet, ce recueil d’Yve Bressande, publié par Milagro Éditions, comprend de courts poèmes qui évoquent ces instants de la nuit, découpés en saisons, durant lesquels le poète se lève pour aller pisser.
Il en profite, le poète, pour faire le tour de son domaine extérieur (ce qu’il y a autour de lui) et intérieur : l’occasion rêvée pour faire preuve, lorsqu’on est pris en flagrant délit d’impudeur, d’humour et d’autodérision sur sa condition d’humain limitée.
Avec ces poèmes, Yve Bressande ne s’embarrasse pas de fausse poésie. Il va droit au but. Faut dire qu’il y a déjà assez de poésie dans la réalité.

Patrice Maltaverne

(lire la chronique entière)

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