sous les chapes grues

(…) en tête de liste la mémoire s’offre un champ de lignes débattues puis annoncées par lamelles vertes inoffensives friches qui s’ouvrent et dégueulent des beautés sourdes on communique par tessons capitonnés c’est une drôle de façon d’annulation au souffle (…)

Février 2021

  • Jos Garnier
  • sous les chapes grues
  • Photographie de couverture : Antho Valade
  • 48 pages ; 21 x 14,8 cm ; broché
  • 10 euros (+2 euros de frais de port)

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Jos Garnier propose en conséquence un défi à l’impossible jusqu’à la forme présente depuis le début pas à pas mettre en jeu cet intermède fracassant pour tromper quotidiennement un futur sans explication dans l’ordre chronologique sans trajectoire au cœur d’un phénomène extravagant. À savoir celui de la vie qui se développe ici dans sa propre logique : celle de fantôme irréfutable. Il  fait le lien entre les vivants et les disparus.

Le livre reste un chantier majeur dans les jardins de l’existence depuis les rougeurs du matin jusqu’aux ombres du soir. L’auteure, du fond de la Drôme, voit à l’horizon la neige fondre sur les montagnes. Elle laisse dans son texte les maillons de ses attaches tissées d’incertitude qui ne s’useront jamais mais dans l’espoir qu’une main trouvera toujours du fil pour les recoudre.

Jean-Paul Gavard-Perret

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Comme Duras mais selon une autre stra­té­gie, il s’agit de “faire bar­rage” — mais sans rien rete­nir. Pour bas­cu­ler vers l’amour “en cati­mini en levant le nez aux étoiles juste pour dire qu’on le fait bien sans s’accrocher aux rails d’espoirs” ? Mais Jos Gar­nier refuse les illu­sions.
Néan­moins, elle avance et qu’importe “les petits bour­geons obs­cènes de dou­leurs”. Per­dure le mou­ve­ment qui casse les codes, rem­plit les vides comme pour caler ce qui peut l’être dans le désordre de la vie même — ou sur­tout — lorsque l’amour a pâli.

Jean-Paul Gavard-Perret

(lire la chronique entière)

Il y a autant de mystère que celui qui hante depuis tant de temps les figures de pierre qui se dressent sur l’Île de Pâques.

Il m’a semblé que ces poèmes (?) faisaient office d’endroit pierreux, dur, impénétrable. C’est pour cela que j’ai pensé au in et au out. Car devant ce peuple étrange des îles chiliennes, on balance presque dans l’inquiétude, car la limitation de ces statues, ici de ces poèmes, offre un champ profond d’investigations intellectuelles.

(…)

Le poème est pris comme matière, une matière qui ne révèle pas son secret, un texte organique, livré à l’organicité du libellé, au symbolisme du mur, comme des pierres arrachées au réel ; en bref, nous sommes dans le mode d’implosion, et non pas celui de l’explosion. Tout l’art de ce livre revient à se tenir comme le personnage de C. D. Friedrich (Le Voyageur contemplant une mer de nuages), devant un paysage abstrus.

Didier Ayres

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